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CLe 2/4
1935
Flèche rouge mono-caisse courte
Ultérieurement Re 2/4, RCe 2/4 puis RBe 2/4
...un catalogue d'excursion fut mis en place par les CFF, avec un tournus permettant de couvrir toutes les régions, même les plus reculées...
En 1933, les CFF décidèrent de développer des automotrices rapides à caisse unique destinées au trafic régional sur les grandes lignes. Dans le but d'effectuer des économies en personnel, ces véhicules devaient pouvoir être exploités par un seul homme.
Dans une première phase, quatre automotrices ont été commandées, deux à propulsion électrique et deux à propulsion diesel. Ces véhicules ont été livrés en 1935. Après la première mise en service, il fut évident que ces Flèches rouges étaient un succès. Dans ce contexte, quatre automotrices électriques supplémentaires ont immédiatement été commandées et ont été livrées en 1936. En 1938, un neuvième et dernier véhicule de ce type fut remis aux CFF.
Comme mentionné en préambule, ces véhicules ont été commandés dans le but d'assurer un service régional régulier sur des lignes à forte densité. Cela étant, leurs faibles capacités de transport et le fait que ces véhicules n'avaient pas été développés pour tracter ou pousser des voitures supplémentaires limitèrent fortement leur spectre d'utilisation.
Phénomène de mode à cette période, de plus en plus de citoyens suisses voulaient voyager en Flèche rouge, à l'instar des premiers vols de lignes des années cinquante. Dans ce contexte, un catalogue d'excursion fut mis en place par les CFF, avec un tournus permettant de couvrir toutes les régions, même les plus reculées. Les flèches rouges mono caisse furent dès lors utilisées principalement pour ce type de service. Plusieurs compagnies privées de voyage louèrent également ces véhicules. Ces excursions demeurèrent soutenues jusqu'à l'avènement de la deuxième guerre mondiale.
Sur le plan technique, la carrosserie est autoporteuse. Elle est constituée d'un squelette de profilés en acier léger avec des panneaux muraux soudés, revêtus de feuilles d'aluminium. Le plancher est également composé de profils en acier soudés. Cette configuration a permis d'abaisser le plancher à seulement 720 mm au-dessus du rail. Le toit est double et abrite les résistances du frein électrique.
Les bogies des deux premiers véhicules (CLe 2/4 201 et 202) et des deux flèches diesel (CLm 2/4 101 et 102) ont été construits avec des profilés en acier soudé. Les autres véhicules ont des bogies composés de poutres creuses également soudées. La carrosserie est soutenue par quatre ressorts à lames par bogie (deux ressorts de chaque côté de chaque bogie).
Les cabines de pilotage ont été conçues pour un fonctionnement assis. Un grand volant actionne le contrôleur de vitesse. Au pied, une pédale 'homme mort' doit toujours être pressée lorsque le véhicule est en mouvement. La soupape de frein pour le frein direct est disposée sur la droite. Les cabines étaient ouvertes et de facto non-verrouillées. Dans ce contexte, lorsque la clé du véhicule était retirée toutes les commandes étaient verrouillées en position d'arrêt.
Les automotrices électriques étaient usuellement freinées par le frein électrique. Il y a 11 étapes de freinage électrique. Les huit premières étapes sont des étapes de freinage électrique pur. Ce n'est qu'à la neuvième étape de freinage que le frein pneumatique est actionné automatiquement. Le frein pneumatique est actionné sur toutes les roues, via deux plaquettes de frein par roues. En sus un frein à main dans chaque cabine agit sur le bogie sous-jacent.
A l'origine, les flèches rouges n'étaient ni équipées de tampons, ni de dispositif d'attelage. Seuls des parechocs auxiliaires, à l'instar de la double flèche 'Churchill' et du 'Tatzelwurm', garnissaient l'avant du véhicule. A l'exception des véhicules diesel, tous les véhicules de la série ont été assez rapidement équipés de tampons et de dispositifs de remorquage (même si leur puissance limitait les possibilités de traction). Après quelques transformations, les flèches électriques ont été autorisées à tracter une charge de 30 tonnes sur une pente de 12‰. Dès 18‰ de pente, tout remorquage fut interdit, indépendamment du poids tracté. En 1947, cinq voitures BCF4 (ult. ABDi), d'un poids de seulement 22 tonnes, ont été commandées pour être couplées aux flèches rouges.
S'agissant de leur affectation, les flèches électriques ont initialement été affectées aux dépôts de Berne, Lausanne et Zurich. En 1939 déjà, ces véhicules furent retirés du service sur les lignes principales, par manque de capacité. Une remorque à bagages à un essieu fut commandée, comme test pour augmenter la capacité d'embarquement. Les flèches furent dès lors affectées au trafic d'excursion puis, au fur et à mesure de l'électrification des lignes à faible densité, sur ces lignes peu fréquentées sur lesquelles leur capacité limitée n'était pas un handicap.
Dès la mise en service des CFe 4/4 (ult. BDe 4/4), toutes les Flèches rouges mono caisse furent retirées du service de ligne, à l'exception de la ligne Zurich Zurzach.
Pendant l'EXPO 64, toutes les flèches rouges ont à nouveau été exploitées de manière régulière. Dans les années qui suivirent l'EXPO 64, tous ces véhicules ont été progressivement déclassés.
Plans du véhicule
Données techniques

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