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La maitrise de la tension

Electrification de la ligne du Gotthard
…Dans le milieu des années dix, les CFF vont entreprendre l'électrification de deux tronçons…
A la fin du 19ème siècle en Suisse, trois tronçons ferroviaires ont déjà été électrifiés. Il s'agit de la ligne Sissach – Gelterkinden en 1891 (0,5 kV=), de la ligne Orbe – Chavornay en 1894 (0,6 kV=) et de la ligne Berthoud – Thoune en 1899 (0,75 kV~ triphasé). Par ailleurs, les principales villes suisses se sont dotées de réseaux de tramways électriques.
En 1904, les CFF et les principales sociétés industrielles ferroviaires du pays créent la Commission d'étude fédérale pour la traction ferroviaire électrique.
Dans le milieu des années dix, les CFF vont entreprendre l'électrification de deux tronçons. La première ligne (Brigue – Iselle) sera électrifiée par BBC en 1906 avec du courant triphasé. La seconde ligne (Seebach – Wettingen) sera électrifiée par MFO entre 1904 et 1909 avec du courant alternatif monophasé. Les tests sur cette seconde ligne seront déterminants pour l'électrification ultérieure du réseau CFF, ainsi que d'autres nombreux réseaux majeurs en Suisse et à travers le monde.
Dans les faits, la principale difficulté dans l'utilisation de l'électricité comme moyen de traction est de réguler la vitesse de rotation des moteurs. Les premières solutions trouvées le furent avec l'utilisation de courant continu de relativement faible voltage. L'utilisation du courant triphasé fit ses preuves sur la ligne du Simplon. Ce système n'était toutefois pas flexible et limitait les variations de vitesse à un nombre restreint de paliers. MFO développa un concept basé sur du courant alternatif monophasé de haut voltage. Les débuts furent assez laborieux, mais un ingénieur, en abaissant la fréquence à un tiers des 50 périodes à la seconde utilisées sur le réseau, permit une utilisation optimale de ce type de tension. Le BLS opta pour ce système de tension de 15 kV~ 16 ⅔ Hz dès 1913. Les CFF suivirent assez rapidement, mais avec un certain retard qui s'expliquait par une situation financière encore délicate, due à l'absorption de compagnies au bord de la faillite. D'autres compagnies suisses et étrangères optèrent pour ce système de tension. Parmi les plus prestigieuses, relevons la DB et les ÖBB.
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